lundi 21 avril 2014

Clôture de l'enquête publique


L'enquête publique portant sur l'extraction de sable coquillier à Kafarnao s'est achevée le 18 avril. 
La mairie de l'ile de Sein a enregistré un peu plus de 700 courriels et  il y a eu 2 registres remplis par des personnes qui se sont déplacées dans l'île.
A la mairie d'Audierne, une trentaine de témoignages ont été déposés dans le registre, auxquels on peut ajouter plus de 500 signatures de pétition, et de nombreux courriers, courriels, fax... 
Interrogé par Ouest-France, Dominique Salvert, maire de Sein, assure : "L'argument économique ? Aucune retombée pour l'île. D'autre part, Kafarnao est une zone halieutique très diverse."
La création du Collectif Peuple des Dunes est mentionnée dans l'article.

Lire l'article complet de Ludovic Le Signor :  

dimanche 20 avril 2014

Bilan de la pétition électronique déposée à l'enquête publique


Entre le 9 et le 18 avril 2014, 1170 personnes ont signé la pétition mise en ligne par l'association Cyberacteurs et transmise au commissaire-enquêteur : 
Texte du courriel : "Dans le Parc marin d’Iroise, dans un site Natura 2000, alors que la disparition du sable s’accélère partout dans le monde, je vous demande de refuser une exploitation du sable qui met en péril les ressources de pêche et détruit des dunes sous-marines au risque de modifier profondément l’environnement de la chaussée de Sein."


samedi 19 avril 2014

Communiqué de presse de l'association Force 5

L'enquête publique portant sur l'extraction de sable coquillier à Kafarnao, au large de l'île de Sein, s 'achevait ce vendredi 18 avril 2014.
L'association Force 5, agréée Protection de l'Environnement pour le département du Finistère, s'est déplacée mercredi 16 avril à Audierne et a émis un avis défavorable aux extractions par les sabliers de l'Odet (65.000 m3 par an).
L'association Force 5 insiste sur les conséquences de ces extractions sur les zones de nourricerie de poissons (bars, lançons), les oiseaux, le dégraissement des plages (impact sur le tourisme des plages privées de sable) , la pêche, etc.
L'association Force 5 considère que l'impact des extractions de la dune sous-marine dans le parc marin d'Iroise est minimisée dans l'enquête publique et réclame que soient préservées les ressources naturelles et la biodiversité au large de l'île de Sein.
L'association Force 5, du fait de ses implications contre les extractions de sable coquillier à Beg an Fry (Guimaëc), aux Duon en Baie de Morlaix, de son soutien au Peuple des Dunes en Trégor contre les extractions en Baie de Lannion, de son agrément départemental et de sa place dans le comité de pilotage Natura 2000 en Baie de Morlaix, se devait de venir en soutien aux Sénans.

Rencontre avec le Directeur du Parc marin de l'Iroise

Quelques représentants d'associations se sont rendus vendredi 18 avril au siège du Parc Marin au Conquet, pour rencontrer Mr Canteri, son Directeur :  

- L'Ifremer est chargé de vérifier le travail du bureau d'études Créocéan
- La décision du conseil de gestion du Parc marin est reportée à l'automne, après qu'Ifremer aura remis ses conclusions,

- Le Parc Marin a les moyens techniques pour des investigations sur place (bateau, robot sous marin.....), mais cet endroit est réputé dangereux à cause de courants très forts. Néanmoins, s'il le faut, il interviendra.

vendredi 18 avril 2014

La section locale de Bretagne Vivante demande de refuser l'autorisation de travaux


  Lettre au Commissaire enquêteur adressée par Daniel Bouer, responsable de la section Bretagne vivante SEPNB Douarnenez-Cap Sizun le 16 avril 2014
Dans le cadre de l’enquête publique relative à la demande d’autorisation d’extraction de sables coquilliers sur le  site de Kafarnao présentée par la Société « Les Sabliers de l’Odet », la section de Douarnenez Cap Sizun  de notre Association dépose les observations suivantes :

L’ensemble des dunes hydrauliques du banc de Kafarnao constitue un habitat rare dans le périmètre du Parc d’Iroise où il n’existe qu’en 3 endroits (hauts-fonds d’Ouessant, hauts-fonds d’Armen et banc de Kafarnao) et sur des superficies très limitées ; il se situe de plus dans le site classé « Natura 2000 » de la Chaussée de Sein dont il constitue un des intérêts majeurs. A ce titre il doit être particulièrement protégé et toute exploitation doit être strictement subordonnée à la conservation de ses caractéristiques et de ses fonctions dans l’écosystème.

Or les informations fournies par le dossier sont loin d’apporter toutes garanties à ce sujet. Qu’il s’agisse de la géomorphologie du site, des quantités réelles de sables , de la composition de la faune et de la flore (invertébrés ou poissons), de son rôle de nourricerie ou de frayère, de ses capacités de régénération , les éléments présentés par le dossier reposent le plus souvent sur des données anciennes, incomplètes, voire sur des comparaisons avec des sites de caractéristiques différentes et sur l’utilisation de modèles dont il n’est pas démontré qu’ils soient adaptés au cas d’espèce.

L’Autorité Environnementale de la Préfecture de Région Bretagne, dans son avis du 22 octobre 2013, a soulevé ces points parmi d’autres et force est de constater que la société dans son mémoire de décembre 2013 ne donne pas de réponse convaincante, se contentant de renvoyer à la qualité de son dossier initial (qui par ailleurs n’est pas exempt de contradictions internes).
 
C’est pourquoi, considérant l’intérêt patrimonial majeur du site, les atteintes certaines et aux conséquences mal mesurées qu’entraînerait une exploitation conduite dans les conditions proposées et sur la base du dossier produit, notre section émet un avis défavorable au projet et demande que l’autorisation de travaux sollicitée par les « Sabliers de l’Odet » soit refusée.

Observations déposées par l'association Baie de Douarnenez Environnement

http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/2014/04/projet-d-extraction-de-sable-a-l-ile-de-sein.html
Observations à l'enquête publique : Concession de sables coquilliers de Kafarnao au large de l'Ile de Sein. Demande d'ouverture de travaux miniers
17 avril 2014
Monsieur le commissaire-enquêteur,
Notre association Baie de DouarneneZ Environnement constate depuis plusieurs années la disparition du sable des plages de la baie. Il est ramassé avec les algues vertes sans qu’aucun contrôle ne soit effectué. Ce sable marin est un bien précieux qui fait la beauté et la vie de notre littoral et de notre mer d’Iroise. Qu’il soit émergé ou immergé, nous devons bien réfléchir avant de le détruire.

jeudi 17 avril 2014

Lettre argumentée d'une habitante d'Audierne au commissaire enquêteur

Courrier envoyé au commissaire-enquêteur par Catherine Boudigou, médecin des hôpitaux
"L'absence totale d'objectivité des rapporteurs impose au minimum une contre expertise par des scientifiques indépendants.
Mais les atteintes attendues à la filière pêche, et les risques pour les rivages de l'Ile de Sein sont suffisantes pour demander l'annulation pure et simple du projet.
La situation de la concession dans le périmètre du Parc d'Iroise mettra ses élus devant leurs responsabilités.
Il faut y ajouter le refus de voir ces sables calcaires aller bénéficier à une industrie agroalimentaire intensive et non respectueuse de l'environnement que j'ai toujours combattue.
Pour toutes ces raisons, je ne peux que signifier ma totale opposition à ce projet."


Lettre ouverte aux élus du Cap Sizun, transmise lors du conseil communautaire du 17 avril


Madame, Messieurs,
Vous avez surement  pris connaissance du dossier d'enquête publique en cours pour l’extraction en mer de sable coquillier sur le banc de Kafarnao dans la chaussée de Sein par les Sabliers De l’Odet (SDO). Il est prévu d’extraire, en 10 ans, 650 000 tonnes de sable coquillier en détruisant toujours plus les dunes de Kafarnao où SDO a déjà prélevé plus de 200 000 tonnes de sable jusqu’en 2008.
L’enquête a eu lieu pendant les élections et se termine demain, au moment ou les nouvelles équipes d’élus se mettent en place. C’est pourtant un enjeu capital pour notre communauté de commune.
Depuis un mois, de nombreuses associations du Cap Sizun et de la région mobilisent pour faire prendre conscience des enjeux et des risques d’un tel projet :
-          La destruction de frayères à poissons au détriment d’une pêche locale, artisanale, durable et labellisée.
-          L’atteinte à la biodiversité dans un site Natura 2000 et dans le Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI).
-          L'incapacité du demandeur à lever toute ambiguïté et à convaincre, tant de sa diligence sur la limitation des impacts, qu'à garantir l'absence d'accroissement du risque de submersion pour l'Ile de Sein; il est à noter que TOUTE l'Ile de Sein est vent debout contre ce projet.
-          L'absence de toute retombée économique pour l'économie de l’ile de Sein et du Cap-Sizun.
-          Des risques majeurs pour l’image touristique du Grand Site de France de la Pointe du Raz en Cap Sizun.
A l’enquête publique, l’Autorité gouvernementale émet de nombreuses réserves sur le projet et le PNMI a déjà exigé que l’entreprise SDO fasse des diagnostics complémentaires avant de donner un avis conforme.
Nous comptons sur vous pour :
Donner votre avis à l’enquête publique avant demain vendredi 18 à 17h. Si ce délai vous parait insuffisant, demandez au commissaire enquêteur une prolongation de l’enquête.
Participer à la réunion publique du lundi 05 Mai à la mairie d’Audierne à 20h30 pour la constitution d’un collectif Peuple des Dunes qui regroupera les associations, les citoyens et les élus pour sauvegarder notre patrimoine maritime et défendre l’intérêt public.
Signer la pétition que nous allons remettre au commissaire enquêteur demain avant la fermeture de l’enquête.
 Merci pour votre soutien et à bientôt.
                                                               Le Peuple des Dunes Ile de Sein

mercredi 16 avril 2014

Réunion de mobilisation à Audierne le 14 avril : création du Peuple des dunes Ile de Sein

Cette réunion avait pour objet de définir les actions possibles, pendant les quelques jours restants avant la fin de l'enquête publique le 18 avril, et aussi après. 
La décision est prise de constituer un collectif (ou une association) ayant pour nom Le Peuple des dunes Ile de Sein, en référence aux organisations du même nom créées pour s'opposer à des projets similaires (Le Peuple des Dunes à Erdeven entre 2007 et 2009, Le Peuple des Dunes en Trégor en baie de Lannion depuis 2012).

Dans l'immédiat, il est prévu d'informer par lettre ouverte les nouveaux élus du Cap Sizun qui se réunissent en conseil communautaire jeudi 17 avril.
Il est prévu également de communiquer vers les 49 membres du Conseil de gestion du Parc Marin, qui se prononceront sur le projet par un avis dit "conforme", c'est à dire s'imposant au Préfet. 
D'autres actions sont évoquées, qui seront précisées lors de la prochaine réunion lundi 5 mai à 20h30 en Mairie d'Audierne.


Lire l'article complet : 
http://www.ouest-france.fr/des-actions-contre-lextraction-de-sable-2203565

dimanche 13 avril 2014

Lettre d'un adhérent de Bretagne Vivante au commissaire-enquêteur

Courrier adressé au commissaire-enquêteur par Alain Thomas, membre du Comité économique, social et environnemental de Bretagne (CESER)
La lecture de ce dossier illustre le décalage extraordinaire entre l'affirmation largement évoquée à l'échelle nationale d'une nécessaire transition écologique et la vision qui anime sans inflexion des choix industriels et économiques antinomiques.
Cela est d'autant plus criant, que les Sénans, depuis de nombreuses années, se sont engagés vers le développement soutenable. L'équipe municipale précédente a fait, par exemple, le pari du Parc Marin d'Iroise, de la gestion raisonnée des ressources marines, osant braver la passivité en la matière des communes capistes. Alors qu'au niveau national, un débat ambigu s'opère pour déconnecter la transition énergétique de la transition écologique, sur Sein, il semble qu'on a bien décidé de marcher d'aplomb en travaillant sur les deux volets. La recherche d'autonomie énergétique en est la preuve manifeste.
Sur le continent, sur cette même Bretagne où l'objectif d'excellence environnementale est également affichée, notamment par le Conseil régional, revendiqué avec circonvolutions dans le Pacte d'avenir pour la Bretagne, on semble s'obstiner dans la poursuite d'un modèle agricole qui montre, jour après jour, ses limites. Restons donc sur le cas de la filière avicole: l'actualité récente a mis en lumière l'extrême fragilité de cette filière dans le cadre d'un marché plus que jamais mondialisé. En dépit d'aides qui seront arrachées provisoirement auprès du gouvernement ou de l'Union européenne, les nouveaux grands pays exportateurs à faible coût du travail garderont la main. Personne ne souhaite voir notre région se priver de sa capacité à produire œufs et volailles, mais cela passera par la recherche de qualité des produits. Ceci est une appréciation portant sur le système productif.
Puisqu'il est question de fournir des éléments minéraux à des centaines de milliers de poules, il ne serait pas déplacé de s'interroger sur les techniques d'élevage de ces oiseaux. L'alimentation, la concentration des oiseaux (en dépit des mesures sur le confort animal qui évoluent timidement), leur dépendance permanente à des traitements antibiotiques (etc.) expliquent clairement cette carence chronique. Dois-je rappeler que derrière cette filière majoritaire de l'aviculture en Bretagne, se pose cruellement la gestion d'un parc d'équipements où l'amiante abonde et génère un puissant problème potentiel de santé publique et de contamination des sols et de l'eau. Dans les dernières étapes de la préparation du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets Dangereux en Bretagne, cette question apparaît clairement comme une priorité d'action pour le Conseil régional détenteur de cette compétence dans le domaine des déchets.
Je suppose que d'autres personnes vous apporteront des éléments de réflexion sur la question du déficit sédimentaire littoral auquel l'ensemble des côtes de France est confronté. La communauté des géographes et géomorphologues bretons et français est unanime sur ce constat. De très nombreux biologistes universitaires ou appartenant aux grandes structures de recherche mettent toujours davantage en avant la contribution exceptionnelle de ces bancs coquilliers à l'écosystème marin en général. Les arguments que je vous cite brièvement figurent d'ailleurs de façon éclairante dans divers rapports produits ces dernières années par le CESER de Bretagne (Conseil économique, social et environnemental régional).
C'est également au titre de membre du CESER de Bretagne que j'apporte cette contribution à l'enquête publique.
Par delà les divergences de vue propres à un débat public (en matière de choix économiques, en matière de rythme de mise en œuvre de la transition écologique, etc.), comment ne pas évoquer l'histoire. Sein et ses marins: "Vous êtes le quart de la France", dixit le Général de Gaulle le 7 juillet 1940 à Londres. Soixante-quatorze ans plus tard et alors que cette commune est la plus menacée en Bretagne par les risques de submersion marine, on s'apprêterait à la fragiliser davantage, oubliant ce qu'on lui doit au bénéfice d'une activité sans avenir sous cette forme, l'élevage industriel et concentrationnaire de la volaille.
Ce projet est un projet d'un temps révolu, celui des ressources naturelles jugées illimitées car mal estimées. C'est aussi celui de l'entêtement à prolonger par tous les moyens des choix économiques en perte de vitesse et d'une pauvreté en termes d'emplois, sur le plan qualitatif comme sur le plan quantitatif. A ce stade, il serait souhaitable d'estimer le potentiel de matière première issue des «déchets» (coquilles diverses) de la filière conchylicole bretonne afin de trouver une substitution rationnelle et durable aux sables coquilliers.
Ces dernières années, les Sénans ont entamé significativement cette longue transition écologique. Cette commune fait acte d'innovation. Il ne faut pas la sanctionner.

Alain THOMAS, Membre du Conseil économique, social et environnemental de Bretagne, Tréméoc, le 9 avril 2014.


vendredi 11 avril 2014

Film et débat sur le sable à Audierne le 11 avril 2014

Film et débat organisé par les associations Alerte à l'Ouest, Gama, Asele, Demel, Baie de Douarnenez environnement, Ouest-Cornouaille-Environnement, Sauval, Eau et Rivières de Bretagne
 « Le Sable, enquête sur une disparition » est un documentaire d'investigation sur une bataille méconnue que se livrent pour exploiter le sable, entrepreneurs, contrebandiers, écologistes, politiques et populations locales. 


 




Après la projection du film, échanges du public avec Pierre Mollo, biologiste enseignant et chercheur, spécialisé dans l'étude du plancton marin et des représentants du Peuple des Dunes d'Erdeven. 

Pour Pierre Mollo, l'extraction de sable, en remuant les fonds marins, crée un panache dans lequel remontent les minéraux et métaux lourds enfouis depuis des millénaires, ce qui pourrait contribuer à rendre le planction toxique. 

200 personnes ont assité, vendredi, à la projection du film « Sable : enquête sur une disparition ». Dans le public, Dominique Salvet, le maire de l'Ile de Sein a souligné l'incohérence du projet : « À Sein, il est interdit de soutirer un seul seau de sable, tandis que l'enquête porte sur 650 000 m3.  


Lire l'article dans Ouest-France : 


mercredi 9 avril 2014

Réunion publique du 7 avril à Audierne

 Après la réunion du matin à l'Ile de Sein, le commissaire enquêteur organisait lundi 7 avril en soirée une rencontre avec l'entreprise « Les Sabliers de l'Odet » et le cabinet Créocéan, qui a réalisé l'étude d'impact. 
Dans la salle près de 80 personnes : élus, dont la députée Annick le Loch et le conseiller général Didier Guillon, scientifiques, pêcheurs professionnels, représentants des comités des pêches et de plusieurs associations de défense de l'environnement,
Les marins-pêcheurs relèvent l'absence de comptages récents et la présence de juvéniles sans que le site soit considéré comme nourricier. Ils rappellent que Kafarnao était un lieu de pêche important où 180 000 m3 de sable ont déjà été extraits en vingt ans. Les nouvelles techniques prévoient d'en prélever 650 000 m3 les dix prochaines années. Ils déplorent que « que la zone, grande comme 40 terrains de foot, soit concédée à la puissance industrielle plutôt qu'aux petits métiers de la pêche ».

Lire l'article complet : 

Lettre-pétition proposée par Alerte à l'Ouest

LETTRE-PÉTITION PORTANT DÉSAPPROBATION

 le ...  avril 2014,
 Monsieur le Commissaire-enquêteur,

Après avoir pris connaissance du dossier d'enquête publique, ainsi que recueilli un certain nombre d'éclaircissements de la part des différents contradicteurs et/ou acteurs concernés par le projet ici envisagé, j'ai acquis la conviction de l'absence d'Intérêt Général de ce dernier.
Pour des raisons tenant principalement à :
- l'atteinte portée à un site majeur pour le développement d'une pêche
locale, artisanale et durable, ainsi qu'au maintien de la biodiversité dans un espace protégé classé d'intérêt communautaire
(Parc Naturel Mar
in d'Iroise),
- l'incapacité du pétitionnaire à lever toute ambiguïté et à convaincre, tant de sa diligence sur la limitation des impacts, qu'à garantir l'absence d'accroissement du risque de submersion pour l'Ile de Sein,
- l'irresponsabilité d'une activité non durable de soutien à un modèle agro-industriel contestable,
- l'absence de bénéfice tant pour l'économie générale de Sein que du
Cap-Sizun,
J'ai donc l'honneur de vous demander de bien vouloir rendre un avis
défavorable à la demande d'extraction de sable coquillier sur le site sensible de Kafarnao (Sein).

mardi 8 avril 2014

Réunion publique du 7 avril à l'Ile de Sein



Lundi matin, une cinquantaine de personnes ont assisté, à l'Abri du marin, à la réunion dirigée par André Quintric, commissaire enquêteur.
La société des Sables de l'Odet (représentée par Eric Monfort) accompagnée du bureau d'études Créocéan et de la société cliente La Carmeuse, représenté par Jean-Luc Lambert, a présenté aux Sénans son projet d'exploitation du sable coquillier du site de Kafarnao. L'acheteur a précisé qu'après transformation, ce sable servira pour le durcissement des coquilles d'oeufs de poules d'élevage industriel.
Etaient également présents de nombreuses personnes du continent, dont le géographe Louis Brigand. 
Les Sénans ont rappelé que cette zone était un haut lieu de pêche et de richesses depuis plusieurs générations. Ils craignent que le projet ne détruise de nombreuses espèces de poissons.  « Je suis pêcheur sur l'île, nous ne sommes plus que deux et mon espoir serait un jour qu'un jeune puisse obtenir son permis de pêche et prendre la relève », a témoigné François Spinec, faisant allusion à la préservation de l'écosystème. 

Lire l'article http://www.ouest-france.fr/reunion-publique-sur-lextraction-de-sable-kafarnao-2125937



Lire l'article de Ronan Larvor  http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/sein-la-nouvelle-bataille-de-kafarnao-08-04-2014-10114294.php




Ile de Sein : la nouvelle bataille de Kafarnao par Letelegramme

samedi 5 avril 2014

Mobilisons-nous


Extraction de sables en Mer d'Iroise
La société Les Sables de l’Odet (SDO) demande aujourd’hui au Préfet du Finistère l’autorisation d’extraire des sables coquilliers au large de l’île de Sein (65 000 m3 par an pendant 10 ans), dans le cadre de la concession accordée en mai 2011.


Dans le Parc marin d’Iroise, dans un site Natura 2000, alors que la disparition du sable s’accélère partout dans le monde, la Préfecture pourrait autoriser cette exploitation qui met en péril les ressources de pêche et détruit des dunes sous-marines au risque de modifier profondément l’environnement de la chaussée de Sein. 


Participons à l'enquête publique avant le 18 avril
- en se déplaçant à la mairie d'Audierne ou de l'Ile de Sein, pour consulter les documents  et écrire son avis dans le cahier mis à disposition.
- en accédant aux documents mis en ligne sur le site de la préfecture du Finistère et adressant son avis au commissaire enquêteur, Monsieur Quintric, par courrier à la  mairie de l’Ile de Sein rue Saint Guénolé 29990 ou par courriel mairie.ile.de.sein@wanadoo.fr.

Nous vous invitons à venir nombreux : 
 Vendredi 11 avril au cinéma Le Goyen à 20h30. pour un film suivi d'un débat : "Le sable : enquête autour d'une disparition"
Lundi 7 avril : présentation du projet par la société des Sables de l'Odet, à l’île de Sein à 11 h et en mairie d’Audierne à 18 h

Lundi 14 avril : réunion publique à la mairie d’Audierne à 20h30