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samedi 3 mai 2014

Voir ou revoir le film "le sable" sur Arte vendredi 9 mai à 10h00

 Le sable, enquête sur une disparition, par Denis Delestrac
http://www.arte.tv/guide/fr/046598-000/le-sable#arte-header
 Rediffusion vendredi 9 mai à 10h00 



De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère. Lire la suite

Les chateaux de sable des géants du béton

Les châteaux de sable des géants du béton par Weronika Zarachowicz
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/idees/les-chateaux-de-sable-des-geants-du-beton,110698.php#lTtRURzlZ9rcezlr.99

http://fr.wikipedia.org/wiki/Collectif_le_peuple_des_dunesL'article rappelle la mobilisation du Peuple des Dunes à Erdeven en 2007 (projet abandonné en 2009) et du Peuple des Dunes en Trégor à Trébeurden depuis 2012. 
Il explique ensuite la pression sur le sable marin, comme granulat pour le BTP. 
http://lepeupledesdunes.com/Il présente enfin les réflexions d'Eric Chaumillon, géologue marin à l'Université de La Rochelle, qui travaille sur ces questions.  « Il ne s'agit pas de bloquer toute activité économique. Mais ne jouons pas aux apprentis sorciers. Nous devons prendre conscience que nous sommes ­entrés dans une nouvelle époque géologique, l'anthropocène : les activités humaines (barrages, volumes des extractions...) ont désormais plus d'impact que les grands phénomènes ­naturels, et la nature en est extrêmement fragilisée. » En ces temps de changement climatique, la mer monte, les tempêtes et les vagues augmentent. « Et, manque de chance, la concentration de la population croît toujours plus le long du littoral, poursuit Eric Chaumillon. Dans ce contexte, il ne ­serait pas sérieux de ne pas se poser la question de l'incidence des extractions de granulats sur notre littoral. »

samedi 19 avril 2014

Communiqué de presse de l'association Force 5

L'enquête publique portant sur l'extraction de sable coquillier à Kafarnao, au large de l'île de Sein, s 'achevait ce vendredi 18 avril 2014.
L'association Force 5, agréée Protection de l'Environnement pour le département du Finistère, s'est déplacée mercredi 16 avril à Audierne et a émis un avis défavorable aux extractions par les sabliers de l'Odet (65.000 m3 par an).
L'association Force 5 insiste sur les conséquences de ces extractions sur les zones de nourricerie de poissons (bars, lançons), les oiseaux, le dégraissement des plages (impact sur le tourisme des plages privées de sable) , la pêche, etc.
L'association Force 5 considère que l'impact des extractions de la dune sous-marine dans le parc marin d'Iroise est minimisée dans l'enquête publique et réclame que soient préservées les ressources naturelles et la biodiversité au large de l'île de Sein.
L'association Force 5, du fait de ses implications contre les extractions de sable coquillier à Beg an Fry (Guimaëc), aux Duon en Baie de Morlaix, de son soutien au Peuple des Dunes en Trégor contre les extractions en Baie de Lannion, de son agrément départemental et de sa place dans le comité de pilotage Natura 2000 en Baie de Morlaix, se devait de venir en soutien aux Sénans.

vendredi 18 avril 2014

Observations déposées par l'association Baie de Douarnenez Environnement

http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/2014/04/projet-d-extraction-de-sable-a-l-ile-de-sein.html
Observations à l'enquête publique : Concession de sables coquilliers de Kafarnao au large de l'Ile de Sein. Demande d'ouverture de travaux miniers
17 avril 2014
Monsieur le commissaire-enquêteur,
Notre association Baie de DouarneneZ Environnement constate depuis plusieurs années la disparition du sable des plages de la baie. Il est ramassé avec les algues vertes sans qu’aucun contrôle ne soit effectué. Ce sable marin est un bien précieux qui fait la beauté et la vie de notre littoral et de notre mer d’Iroise. Qu’il soit émergé ou immergé, nous devons bien réfléchir avant de le détruire.

jeudi 17 avril 2014

Lettre argumentée d'une habitante d'Audierne au commissaire enquêteur

Courrier envoyé au commissaire-enquêteur par Catherine Boudigou, médecin des hôpitaux
"L'absence totale d'objectivité des rapporteurs impose au minimum une contre expertise par des scientifiques indépendants.
Mais les atteintes attendues à la filière pêche, et les risques pour les rivages de l'Ile de Sein sont suffisantes pour demander l'annulation pure et simple du projet.
La situation de la concession dans le périmètre du Parc d'Iroise mettra ses élus devant leurs responsabilités.
Il faut y ajouter le refus de voir ces sables calcaires aller bénéficier à une industrie agroalimentaire intensive et non respectueuse de l'environnement que j'ai toujours combattue.
Pour toutes ces raisons, je ne peux que signifier ma totale opposition à ce projet."


Lettre ouverte aux élus du Cap Sizun, transmise lors du conseil communautaire du 17 avril


Madame, Messieurs,
Vous avez surement  pris connaissance du dossier d'enquête publique en cours pour l’extraction en mer de sable coquillier sur le banc de Kafarnao dans la chaussée de Sein par les Sabliers De l’Odet (SDO). Il est prévu d’extraire, en 10 ans, 650 000 tonnes de sable coquillier en détruisant toujours plus les dunes de Kafarnao où SDO a déjà prélevé plus de 200 000 tonnes de sable jusqu’en 2008.
L’enquête a eu lieu pendant les élections et se termine demain, au moment ou les nouvelles équipes d’élus se mettent en place. C’est pourtant un enjeu capital pour notre communauté de commune.
Depuis un mois, de nombreuses associations du Cap Sizun et de la région mobilisent pour faire prendre conscience des enjeux et des risques d’un tel projet :
-          La destruction de frayères à poissons au détriment d’une pêche locale, artisanale, durable et labellisée.
-          L’atteinte à la biodiversité dans un site Natura 2000 et dans le Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI).
-          L'incapacité du demandeur à lever toute ambiguïté et à convaincre, tant de sa diligence sur la limitation des impacts, qu'à garantir l'absence d'accroissement du risque de submersion pour l'Ile de Sein; il est à noter que TOUTE l'Ile de Sein est vent debout contre ce projet.
-          L'absence de toute retombée économique pour l'économie de l’ile de Sein et du Cap-Sizun.
-          Des risques majeurs pour l’image touristique du Grand Site de France de la Pointe du Raz en Cap Sizun.
A l’enquête publique, l’Autorité gouvernementale émet de nombreuses réserves sur le projet et le PNMI a déjà exigé que l’entreprise SDO fasse des diagnostics complémentaires avant de donner un avis conforme.
Nous comptons sur vous pour :
Donner votre avis à l’enquête publique avant demain vendredi 18 à 17h. Si ce délai vous parait insuffisant, demandez au commissaire enquêteur une prolongation de l’enquête.
Participer à la réunion publique du lundi 05 Mai à la mairie d’Audierne à 20h30 pour la constitution d’un collectif Peuple des Dunes qui regroupera les associations, les citoyens et les élus pour sauvegarder notre patrimoine maritime et défendre l’intérêt public.
Signer la pétition que nous allons remettre au commissaire enquêteur demain avant la fermeture de l’enquête.
 Merci pour votre soutien et à bientôt.
                                                               Le Peuple des Dunes Ile de Sein

dimanche 13 avril 2014

Lettre d'un adhérent de Bretagne Vivante au commissaire-enquêteur

Courrier adressé au commissaire-enquêteur par Alain Thomas, membre du Comité économique, social et environnemental de Bretagne (CESER)
La lecture de ce dossier illustre le décalage extraordinaire entre l'affirmation largement évoquée à l'échelle nationale d'une nécessaire transition écologique et la vision qui anime sans inflexion des choix industriels et économiques antinomiques.
Cela est d'autant plus criant, que les Sénans, depuis de nombreuses années, se sont engagés vers le développement soutenable. L'équipe municipale précédente a fait, par exemple, le pari du Parc Marin d'Iroise, de la gestion raisonnée des ressources marines, osant braver la passivité en la matière des communes capistes. Alors qu'au niveau national, un débat ambigu s'opère pour déconnecter la transition énergétique de la transition écologique, sur Sein, il semble qu'on a bien décidé de marcher d'aplomb en travaillant sur les deux volets. La recherche d'autonomie énergétique en est la preuve manifeste.
Sur le continent, sur cette même Bretagne où l'objectif d'excellence environnementale est également affichée, notamment par le Conseil régional, revendiqué avec circonvolutions dans le Pacte d'avenir pour la Bretagne, on semble s'obstiner dans la poursuite d'un modèle agricole qui montre, jour après jour, ses limites. Restons donc sur le cas de la filière avicole: l'actualité récente a mis en lumière l'extrême fragilité de cette filière dans le cadre d'un marché plus que jamais mondialisé. En dépit d'aides qui seront arrachées provisoirement auprès du gouvernement ou de l'Union européenne, les nouveaux grands pays exportateurs à faible coût du travail garderont la main. Personne ne souhaite voir notre région se priver de sa capacité à produire œufs et volailles, mais cela passera par la recherche de qualité des produits. Ceci est une appréciation portant sur le système productif.
Puisqu'il est question de fournir des éléments minéraux à des centaines de milliers de poules, il ne serait pas déplacé de s'interroger sur les techniques d'élevage de ces oiseaux. L'alimentation, la concentration des oiseaux (en dépit des mesures sur le confort animal qui évoluent timidement), leur dépendance permanente à des traitements antibiotiques (etc.) expliquent clairement cette carence chronique. Dois-je rappeler que derrière cette filière majoritaire de l'aviculture en Bretagne, se pose cruellement la gestion d'un parc d'équipements où l'amiante abonde et génère un puissant problème potentiel de santé publique et de contamination des sols et de l'eau. Dans les dernières étapes de la préparation du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets Dangereux en Bretagne, cette question apparaît clairement comme une priorité d'action pour le Conseil régional détenteur de cette compétence dans le domaine des déchets.
Je suppose que d'autres personnes vous apporteront des éléments de réflexion sur la question du déficit sédimentaire littoral auquel l'ensemble des côtes de France est confronté. La communauté des géographes et géomorphologues bretons et français est unanime sur ce constat. De très nombreux biologistes universitaires ou appartenant aux grandes structures de recherche mettent toujours davantage en avant la contribution exceptionnelle de ces bancs coquilliers à l'écosystème marin en général. Les arguments que je vous cite brièvement figurent d'ailleurs de façon éclairante dans divers rapports produits ces dernières années par le CESER de Bretagne (Conseil économique, social et environnemental régional).
C'est également au titre de membre du CESER de Bretagne que j'apporte cette contribution à l'enquête publique.
Par delà les divergences de vue propres à un débat public (en matière de choix économiques, en matière de rythme de mise en œuvre de la transition écologique, etc.), comment ne pas évoquer l'histoire. Sein et ses marins: "Vous êtes le quart de la France", dixit le Général de Gaulle le 7 juillet 1940 à Londres. Soixante-quatorze ans plus tard et alors que cette commune est la plus menacée en Bretagne par les risques de submersion marine, on s'apprêterait à la fragiliser davantage, oubliant ce qu'on lui doit au bénéfice d'une activité sans avenir sous cette forme, l'élevage industriel et concentrationnaire de la volaille.
Ce projet est un projet d'un temps révolu, celui des ressources naturelles jugées illimitées car mal estimées. C'est aussi celui de l'entêtement à prolonger par tous les moyens des choix économiques en perte de vitesse et d'une pauvreté en termes d'emplois, sur le plan qualitatif comme sur le plan quantitatif. A ce stade, il serait souhaitable d'estimer le potentiel de matière première issue des «déchets» (coquilles diverses) de la filière conchylicole bretonne afin de trouver une substitution rationnelle et durable aux sables coquilliers.
Ces dernières années, les Sénans ont entamé significativement cette longue transition écologique. Cette commune fait acte d'innovation. Il ne faut pas la sanctionner.

Alain THOMAS, Membre du Conseil économique, social et environnemental de Bretagne, Tréméoc, le 9 avril 2014.


vendredi 11 avril 2014

Film et débat sur le sable à Audierne le 11 avril 2014

Film et débat organisé par les associations Alerte à l'Ouest, Gama, Asele, Demel, Baie de Douarnenez environnement, Ouest-Cornouaille-Environnement, Sauval, Eau et Rivières de Bretagne
 « Le Sable, enquête sur une disparition » est un documentaire d'investigation sur une bataille méconnue que se livrent pour exploiter le sable, entrepreneurs, contrebandiers, écologistes, politiques et populations locales. 


 




Après la projection du film, échanges du public avec Pierre Mollo, biologiste enseignant et chercheur, spécialisé dans l'étude du plancton marin et des représentants du Peuple des Dunes d'Erdeven. 

Pour Pierre Mollo, l'extraction de sable, en remuant les fonds marins, crée un panache dans lequel remontent les minéraux et métaux lourds enfouis depuis des millénaires, ce qui pourrait contribuer à rendre le planction toxique. 

200 personnes ont assité, vendredi, à la projection du film « Sable : enquête sur une disparition ». Dans le public, Dominique Salvet, le maire de l'Ile de Sein a souligné l'incohérence du projet : « À Sein, il est interdit de soutirer un seul seau de sable, tandis que l'enquête porte sur 650 000 m3.  


Lire l'article dans Ouest-France : 


mercredi 9 avril 2014

Réunion publique du 7 avril à Audierne

 Après la réunion du matin à l'Ile de Sein, le commissaire enquêteur organisait lundi 7 avril en soirée une rencontre avec l'entreprise « Les Sabliers de l'Odet » et le cabinet Créocéan, qui a réalisé l'étude d'impact. 
Dans la salle près de 80 personnes : élus, dont la députée Annick le Loch et le conseiller général Didier Guillon, scientifiques, pêcheurs professionnels, représentants des comités des pêches et de plusieurs associations de défense de l'environnement,
Les marins-pêcheurs relèvent l'absence de comptages récents et la présence de juvéniles sans que le site soit considéré comme nourricier. Ils rappellent que Kafarnao était un lieu de pêche important où 180 000 m3 de sable ont déjà été extraits en vingt ans. Les nouvelles techniques prévoient d'en prélever 650 000 m3 les dix prochaines années. Ils déplorent que « que la zone, grande comme 40 terrains de foot, soit concédée à la puissance industrielle plutôt qu'aux petits métiers de la pêche ».

Lire l'article complet : 

Lettre-pétition proposée par Alerte à l'Ouest

LETTRE-PÉTITION PORTANT DÉSAPPROBATION

 le ...  avril 2014,
 Monsieur le Commissaire-enquêteur,

Après avoir pris connaissance du dossier d'enquête publique, ainsi que recueilli un certain nombre d'éclaircissements de la part des différents contradicteurs et/ou acteurs concernés par le projet ici envisagé, j'ai acquis la conviction de l'absence d'Intérêt Général de ce dernier.
Pour des raisons tenant principalement à :
- l'atteinte portée à un site majeur pour le développement d'une pêche
locale, artisanale et durable, ainsi qu'au maintien de la biodiversité dans un espace protégé classé d'intérêt communautaire
(Parc Naturel Mar
in d'Iroise),
- l'incapacité du pétitionnaire à lever toute ambiguïté et à convaincre, tant de sa diligence sur la limitation des impacts, qu'à garantir l'absence d'accroissement du risque de submersion pour l'Ile de Sein,
- l'irresponsabilité d'une activité non durable de soutien à un modèle agro-industriel contestable,
- l'absence de bénéfice tant pour l'économie générale de Sein que du
Cap-Sizun,
J'ai donc l'honneur de vous demander de bien vouloir rendre un avis
défavorable à la demande d'extraction de sable coquillier sur le site sensible de Kafarnao (Sein).

mardi 8 avril 2014

Réunion publique du 7 avril à l'Ile de Sein



Lundi matin, une cinquantaine de personnes ont assisté, à l'Abri du marin, à la réunion dirigée par André Quintric, commissaire enquêteur.
La société des Sables de l'Odet (représentée par Eric Monfort) accompagnée du bureau d'études Créocéan et de la société cliente La Carmeuse, représenté par Jean-Luc Lambert, a présenté aux Sénans son projet d'exploitation du sable coquillier du site de Kafarnao. L'acheteur a précisé qu'après transformation, ce sable servira pour le durcissement des coquilles d'oeufs de poules d'élevage industriel.
Etaient également présents de nombreuses personnes du continent, dont le géographe Louis Brigand. 
Les Sénans ont rappelé que cette zone était un haut lieu de pêche et de richesses depuis plusieurs générations. Ils craignent que le projet ne détruise de nombreuses espèces de poissons.  « Je suis pêcheur sur l'île, nous ne sommes plus que deux et mon espoir serait un jour qu'un jeune puisse obtenir son permis de pêche et prendre la relève », a témoigné François Spinec, faisant allusion à la préservation de l'écosystème. 

Lire l'article http://www.ouest-france.fr/reunion-publique-sur-lextraction-de-sable-kafarnao-2125937



Lire l'article de Ronan Larvor  http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/sein-la-nouvelle-bataille-de-kafarnao-08-04-2014-10114294.php




Ile de Sein : la nouvelle bataille de Kafarnao par Letelegramme